Quels sont les modes de sépulture en Suisse ?
En Suisse, deux modes de sépulture principaux sont reconnus : l’inhumation et la crémation. Le choix dépend des volontés du défunt, des convictions personnelles ou des pratiques familiales.
L’inhumation
L’inhumation consiste à enterrer le défunt dans une tombe. Elle peut prendre différentes formes selon les communes :
• tombe individuelle
• tombe familiale
• sépulture cinéraire (urne enterrée)
La mise à disposition d’une tombe se fait dans le cadre d’une concession, dont la durée est définie par la commune.
Dans le canton de Neuchâtel, ces concessions sont généralement de 30 ans au minimum, avec des variantes selon les lieux. À La Chaux-de-Fonds, certains secteurs comme les massifs longue durée peuvent prévoir des concessions allant jusqu’à 60 ans.
La crémation
La crémation est aujourd’hui majoritaire en Suisse. Elle consiste à réduire le corps en cendres, recueillies dans une urne.
Plusieurs possibilités existent pour le devenir des cendres :
• dépôt dans une niche ou un colombarium
• inhumation dans une tombe
• dépôt dans un jardin du souvenir
• remise de l’urne aux proches
• dispersion, selon les règles en vigueur
Des alternatives en développement
Au-delà de ces deux modes traditionnels, de nouvelles pratiques émergent.
L’humusation, qui consiste à transformer le corps en humus par un processus naturel de décomposition, fait actuellement l’objet d’études en Suisse. Ce procédé est notamment exploré par le Swiss Human Institute of Forensic Taphonomy (SHIFT), rattaché au Centre universitaire romand de médecine légale.
À ce stade, cette pratique est encore en phase de test et n’est pas autorisée comme mode de sépulture courant.